Pour changer, parlons croissance...

Publié : September 19, 2011 | Commentaires : 0 | Vus : 138


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2008, 2009, 2010, 2011 même combat ! On ne parle que d’elle : matraquage pour être bien sûr qu’elle imprègne et neutralise la masse. L’hypnose collective marche à fond…Aussi pour ma part, je vous parlerai de la croissance, la vraie, celle qui permet à l’humanité de progresser (et non pas celle, toute artificielle, virtuelle qui ne profite qu’à quelques uns) tant individuellement que collectivement. J’en vois déjà quelques uns rigoler car la croissance serait devenue une gageure. Pourtant, cette planète n’a jamais été aussi riche. Se posent alors un certain nombre de questions existentielles : qui sommes-nous ? que voulons-nous ? comment pouvons-nous servir ?Une seule vie ne permettrait probablement pas de répondre à ces questions, et pourtant, elles participent au seul vrai moteur de la croissance : la vie. Il suffit pour cela d’observer la nature, les êtres vivants en général, et les êtres humains en particulier : il y a naissance, il y a croissance, il y a mort. Nous ne rentrerons pas dans un autre débat concernant ce qui peut se passer après la mort. Pour l’heure, seule la croissance m’intéresse puisque nous sommes là. Et, au risque d’en choquer plus d’un, je crois que ce n’est pas le fruit du hasard. Aujourd’hui, aussi douloureux que cela puisse être, nos systèmes économiques et leurs composantes n’échappent pas à la règle naturelle, quelle que soit la durée du processus qui peut être éphémère ou très long. C’est un fait, et nous devons faire avec. L’histoire de notre humanité nous a toujours montré le début, l’évolution, la fin de toute chose : incas, mayas, égyptiens, grecs, romains, soviétiques, capitalistes (c’est pour bientôt si ce n’est déjà fait), etc.

 

Vous l’avez compris, je m’intéresse à la croissance, car la fin de quelque chose laisse augurer du début d’une autre qui va devoir croître. Aussi, en laissant les extrémités du processus de côté, pour lesquelles, au demeurant, nous ne maîtrisons pas tous les tenants et aboutissants, concentrons-nous un moment sur la croissance. En restant  assez basique, je vous le concède, je suis de ceux qui pensent que nous sommes ce que nous pensons.  Or si nous considérons que la croissance est inéluctable, autant en faire une étape maîtrisée. Ramenée au monde de l’entreprise cette notion de croissance est incontournable car une entreprise qui ne croît pas est une entreprise qui meurt. Alors, sans tomber dans la méthode Coué, comment faire pour rester connecté à la croissance, à l’expansion ? En 2009, en pleine grève, un syndicaliste m’a dit : « gérer c’est prévoir ». Force est de constater que dans la vie, et a fortiori dans celle d’une entreprise, tout ne peut pas être anticipé. Devons nous pour autant baisser les bras ? Seule notre attitude déterminera la suite des évènements.

S’il existe mille et une façons de croître, explorons ensemble la croissance sous trois angles : 

  •  Les valeurs, la culture, la vision, la mission
  •  Les outils, les règles,
  •  Les objectifs, les résultats attendus.

 

Les valeurs d’une entreprise (comme pour un être humain) viennent charpenter et renforcer sa culture, son identité, sa vision. Nous parlons bien ici des valeurs dynamisantes tant pour les individus que pour la collectivité qu’ils constituent. Il faut bien garder à l’esprit que les valeurs dynamisantes doivent remplacer les valeurs toxiques qui sont plus facilement contagieuses. Le nombre de ces valeurs propices à la croissance est important. Explorons-en quelques unes ensemble :

  •  Humilité  face à l’inconnu car le champ des possible est vaste, et bien malins sont tous ces « sachants » qui savent tout sur tout, enfermés qu’ils sont, dans leurs savoirs et leurs certitudes,
  •  Honnêteté  (intellectuelle ou autre) qui nécessite une sagesse certaine et une capacité renouvelée à se remettre en question,
  •  Unité  : la croissance d’une entreprise est tributaire d’un travail d’équipe, un travail collectif :
    •  Les actionnaires qui donnent les moyens d’agir,
    •  Les collaborateurs qui mettent à disposition leur force de travail,
    •  Les fournisseurs qui proposent les matières premières,
    •  Les clients qui achètent des produits de qualité
  •  Confiance  entre les acteurs internes et externes de l’entreprise est incontournable pour favoriser une croissance harmonieuse où tout le monde gagne, tout le monde fait sa part du job,
  •  Professionnalisme : cela implique de faire les choses avec sérieux sans pour autant se prendre au sérieux,
  •  Enthousiasme : aimer (ou apprendre à aimer) ce que l’on fait, quoi que l’on ait à faire,
  •  Maîtrise : ne pas céder à ses impulsions primaires,
  • Attitude : en toutes circonstances, elle déterminera l’altitude à laquelle vous entendez jouer,
  • Action : positive quoi qu’il arrive pour viser l’excellence. 

L’enjeu est bien de provoquer des électrochocs pour s’affranchir de la peur, du doute, de la colère, de la culpabilité qui génèrent inertie, paralysie, affrontements stériles, déperdition d’énergie, pertes financières, ... 

 

La vision, la mission sont aussi un autre aspect de la croissance, et non des moindres : les questions existentielles des êtres humains peuvent se poser pour l’entreprise : qui est votre entreprise ? Pourquoi a-t-elle été créée ? Quels buts, quelle mission poursuit-elle ?

Quelles que soient les réponses, elles doivent être partagées par l’ensemble de l’équipe. C’est un impératif pour aller vers la croissance. Et, il faut constamment renforcer ses habiletés à : Vendre, Motiver, Former.

 

Les outils de la croissance permettent à chaque entreprise d’être égale dans la volonté qu’elle déploie à gérer ce qu’elle a à gérer : La gestion de son temps, La gestion de ses moyens, La gestion de la communication. Tout est donc question de volonté, de détermination, d’engagement (et on ne parle pas là d’entêtement, de rigidité, de dispersion). Nous voilà au cœur du sujet : la gestion au service de la croissance.

Étant moi-même un créateur, un visionnaire, parler de choses que beaucoup de gens considèrent comme terre-à-terre n’est pas simple. Cependant, la croissance nécessite un prix à payer, et, il faut avoir l’humilité de faire et refaire sans cesse ses gammes, comme le font les musiciens, les sportifs. L’entreprise n’échappe pas à la règle.

 

Nous sommes tous égaux devant la richesse qu’est le temps et, contrairement aux idées reçues, travailler beaucoup n’est pas faire preuve d’efficacité et d’efficience. Quant à la procrastination (ce sujet peut faire l’objet d’un article à lui tout seul), nombreux sont ceux qui aiment reporter les choses à la dernière minute, avoir la pression de l’urgence. Mais se posent-ils un instant la question de savoir si leurs préférences en matière de gestion du temps ne viendra pas handicaper le travail d’un autre collègue ?

En reportant systématiquement tout à la dernière minute, ont-ils suffisamment de recul sur les choses, sur les évènements ? En cas de pépin, que se passe-t-il ?

A priori, procrastination et croissance ne font pas bon ménage. Il y a un temps pour chaque chose, et dans un jeu collectif, quand un s’arroge le droit de ne pas faire ce qui  est demandé ou attendu dans le délai imparti, cela met toute l’équipe en danger. Planification et anticipation sont à ce stade incontournables.

Nous disons facilement que « le temps c’est de l’argent » : que mettons-nous derrière ce dicton ?

Une juste articulation doit être trouvée entre : La gestion de l’avenir (Recherche et développement, marketing, partenariats stratégiques, prévisionnels, etc.), La gestion du quotidien, du présent (Besoin en Fonds de Roulement, production, ventes, SAV, etc.), Gestion du passé (évaluations, contrôle de gestion, comptabilité, etc.)

Gestion du temps est au service de la croissance.

 

Les moyens sont nécessaires à la vie d’une entreprise : humains, matériels, systèmes d’informations, besoins en fonds de roulement. Avant de répondre aux questions existentielles, il faut répondre aux questions basiques, élémentaires : vivre, exister. Et, peut-être avons-nous tendance à sous estimer le besoin de moyens et de bien mal les évaluer. Pour espérer aller vers la croissance il faut être à l’affût des voyants rouges : Nécessité absolue de gagner de l’argent, Nécessité absolue de le dépenser à bon escient l’argent pour qu’il rapporte ; en effet, chaque sous investi doit rapporter. Deux voies complémentaires pour y arriver : 1 - Penser comme un directeur financier et, si l’on ne l’est pas soi-même, il faut soit se former en conséquence (ce qui peut prendre du temps) ou s’appuyer sur quelqu’un qui en a les compétences, 2 - Prendre et assumer entièrement ses responsabilités car il est impensable de vouloir se décharger sur les autres ou sur les circonstances ; se trouver des excuses n’est pas viable.Et, en l’occurrence, les choses sont simples : pas de résultat, pas de revenu. Nous devons tous intégrer que la gestion des moyens est primordiale pour entrevoir la croissance. La gestion des moyens est au service de la croissance. La communication est certainement un des aspects les plus difficiles à appréhender et, l’entreprise est un lieu idéal pour exceller dans les relations interpersonnelles.  C’est là une habilité essentielle au service de la croissance tant individuelle que collective.

 

S’il « n’y a pas de vent favorable pour le bateau qui ne connaît pas son port» (Sénèque),  il n’y a pas de croissance pour l’entreprise qui ne sait où elle va. Pour que la croissance d’une entreprise soit maîtrisée, elle doit avancer vers des objectifs clairs et mesurables et aligner des résultats tangibles. Ces objectifs et résultats sont accessibles à force de discipline, de rigueur.La gestion des objectifs axée sur les résultats est au service de la croissance. L’excellence est un choix conscient et personnel : faire ce qu’on aime ou se faire plaisir ne suffit pas. Car si l’on relie tout cela à la mission de l’entreprise, il s’agit de garder à l’esprit ce que l’on est sensé faire pour autrui (et non pas travailler pour soi-même). La création, la gestion et la croissance n’ont rien à voir avec l’entrepreneur. C’est une aventure qui touche autrui : il est au service de son équipe, de ses clients. Pas de place pour le nombrilisme, l’égocentrisme. Des hauts et des bas, il en a et il y en aura toujours : tout est encore une question de gestion.  Gérer vient du latin gerere « porter, se charger de quelque chose, accomplir, faire, administrer » Passons de cet état de survie à la croissance. Sortons de cette léthargie pour avancer résolument vers la croissance. Comme le dit un chanteur, nous sommes nés pour être vivants : « Born to be alive ». La vie est croissance…Agenda Consulting Group

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